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Non mais QU’EST-CE QUE VOUS FAITES ICI ?! Hunger Games vient de sortir au cinéma, filez !!!

Non ?

Oh je vois, vous pensez que ça ne vaut pas le coup. Et bien vous avez TORT ! Pour l’avoir vu en projo presse (j’aime le répéter) je peux vous dire que non seulement j’ai adoré, mais je suis bouillante pour y retourner.

L’histoire? Une guerre civile a ravagé les États-Unis. Depuis, les USA sont divisés en 13 districts ainsi que sa capitale, le Capitole. Les populations vivent dans une extrême pauvreté (cabane de bois et de plumes etc). Afin de punir le peuple pour sa révolte et d’instaurer un régime de terreur, le gouvernement a décidé d’organiser les Hunger Games : tous les ans, chaque district choisit, au hasard, un adolescent et une adolescente pour se battre durant 15 jours dans une arène contre les 22 autres participants. Au final, un seul survivant. Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour remplacer sa petite sœur de 12 ans à peine, tirée au sort.

Si vous n’avez pas compris mon explication, je ne vous jette pas la pierre, Pierre :

Hunger Games, c’est avant tout une saga de trois bouquins (que je n’ai pas lus) écrits par Suzanne Collins et ayant reçus le prix littéraire Et-lisez-moi en 2011. Après Harry Potter et Twilight, on peut penser que ce nouveau phénomène sent bon l’ennui et la niaiserie adolescente. QUE NENNI LES AMIS ! Les comparaisons vont bon train, pourtant, Hunger Games ne ressemble en rien aux teen movies précédents. Et c’est bien pour cela que je me sens dans l’obligation de faire le point sur quelques idées reçues ci et là :

1  « C’est un mauvais Battle Royal» :

Le scénario peut, en effet, faire penser à celui du célèbre film japonais de 2001. Pourtant, il y a tout de même une grosse différence : la cible du public n’est absolument pas la même. Ensuite, la saga Hunger Games devrait donner naissance à trois, voir quatre films, ce qui permet d’aller nettement plus loin. Le jeu dans l’arène ne dure que le temps de ce premier volet, et permet de mettre en place les prochains films. Le but n’est pas de captiver par l’hyper violence, mais de proposer une réflexion politique et sociologique. On est loin de Battle Royal, où, rappelons-le, tous les personnages meurent à la fin. Ce qui offre peu de perspectives pour une éventuelle suite.

2.  « Un triangle amoureux à la Twilight boriiiing ! »

Car oui, que serait une saga teens sans histoire d’amour ? Là encore, nous en sommes seulement au premier volet, si on devine les enjeux pour la suite, rien n’est clairement explicite. La grande différence vient du fait que l’héroïne donne nettement moins envie de se finir aux barbituriques que celle de Twilight. Bella est frêle, mièvre, naïve et pas franchement intéressante. Katniss est forte, espiègle et se remue la tresse dans la jungle. +1 pour la chasseuse donc. Et puis j’ai nettement plus envie de faire des bisous à Peeta qu’à Edward. Certes, il s’appelle Peeta.

(Intermède mièvre et SPOILER hihihi)

Mais là où les histoires d’amour sont nettement plus intéressantes dans Hunger Games, c’est qu’il est très difficile de savoir ce qu’il se passe dans la tête des personnages… Rappelons que ce jeu de survie se passe devant les caméras, et que pour attirer l’attention du public, et donc se voir attribuer des sponsors, il faut… divertir ! Et quoi de mieux qu’une histoire d’amour entre deux tueries ? D’où la question : Katniss est-elle attirée par un garçon, ou fait-elle ça uniquement pour sauver sa peau ? Et ça, c’est plutôt bien trouvé ! (même si c’est très largement inspirée par Amélie de Secret Story 4, vous en conviendrez).

3.  « L’univers est vachement moins cool que celui de Harry Potter » !

(Non mais VOUS ARRETEZ OUI !) Comme chacun je pense, je ne suis pas une inconditionnelle des barbus ou des roux (souvenez-vous, ils ont UNE AAAAME) mais j’ai accroché à l’univers parce que justement JK Rowling a su en créer un nouveau de toutes pièces. C’est également le cas de Hunger Games. L’avantage, c’est qu’il est plus facile (et intéressant) de s’y projeter. Vous aurez beau vous cramponner de toutes vos forces à un balai, il y a peu de chances pour que vous décolliez… Alors que la RÉVOLUTION n’est pas inenvisageable ! (On a Mélenchon, rappelez-vous.) Le film est quand même beaucoup plus violent, (saviez-vous que 6 secondes ont été retirées en Angleterre pour éviter l’interdiction aux moins de 15 ans ?) ce qui cible donc automatiquement un public plus âgé.  Ensuite, si l’univers est nettement moins féerique, les transitions entre forêt gigantesque et Capitol futuriste sont saisissantes. Croyez la stagiaire-journaliste-mode que je suis : j’ai carrément fait un dossier sur les costumes, maquillages et graphisme du film !

Et tiens, pour me réconforter, puisque j’ai sué SANG ET EAU pour cet article, j’aimerais beaucoup avoir votre avis sur le film. Et si vous êtes moins faignant que moi, et que vous avez donc lu les livres, votre avis m’intéresse d’autant plus !

Pour vous remercier de votre participation, je partage la meilleure blague au monde :

–          Que dit un agneau quand il s’en va ?

–          GIGOT !

Allez salut !